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Chapitre 3 - Un semblant de liberté (réapprendre)

Le lendemain matin, je ne fus pas réveillée par les rayons du soleil matinal, ni pas la porte du fond de la salle qui grince, me laissant penser que c'est Steve qui rentre, mais par une équipe de médecins et d'ingénieurs qui m'ont réveillée assez brutalement. Ils me scrutaient comme si j'étais une bête de foire avec une couleur bizarre, ou avec une patte en moins. Je ne pus contenir ma rage plus longtemps : 

- Quoi ?! Je suis comme vous hein ! J'ai juste une paire d'ailes qui font deux fois ma taille ! Et pourquoi êtes-vous là d'ailleurs ?
- Nous sommes là pour changer votre bulle de verre, me dit un homme très calmement, mais pour cela, il nous faut vous sortir de cette cage. Vous permettez ?

Soudain, une onde de chaleur m'envahit. On ne m'avait pas traitée comme un chien abandonné, mais comme une humaine. Et j'allais enfin avoir un semblant de liberté ! Depuis 13 ans que j'attendais ce moment. A cet instant, toutes mes pensées allaient à Steve, mes plus sincères remerciements également. Mais une question me restait amèrement en travers de la gorge. Où était-il en ce moment ? Est-ce que son oncle l'avait encore sermonné ? L'avait-il forcé à sortir du château ? J'avais soudain mal au ventre, juste au moment où une équipe d'infirmiers entreprenaient de me faire sortir de ma bulle de verre, de ma prison.

- Tout va bien mademoiselle, me demanda une voix d'homme qui m'était étrangement familière, vous n'avez pas mal ?
- Non, non, merci, ç... ça-va...

Tout à coup, je réalisai qui me parlait. Je levai alors prudemment les yeux, et vit Steve qui s'était déguisé en médecin pour être à mes côtés.
Il me glissa à l'oreille :

- Comme je n'ai pas pu te faire sortir correctement hier, je vais le faire aujourd'hui. Au fait, je m'appelle Antoine, dit-il plus fort pour qu'on l'entende, en me montrant son badge du doigt.

Il avait volé un uniforme pour me prendre en charge, le temps que ma cage soit remplacée, si jamais elle l'est, même si je voudrais partir avant sa réparation. Quand la plateforme qui me descendait fut arrivée en bas, je pus enfin effleurer le sol de mes doigts. La sensation était agréable, le sol était froid, parsemé de petits morceaux de verre, qui devaient venir de l'impact du marteau qui avait provoqué la cassure de ma cage, la veille. Quelques instants plus tard, je fus amenée dans une petite pièce, qui ressemblait à un dépotoir aménagé en chambre. Un petit lit avait été installé là, ainsi qu'une table, et des livres que je ne saurais déchiffrer. Steve, alias Antoine, essaya alors de me lever. Pour la première fois depuis treize ans, je pus poser le pied sur la terre ferme. J'avais peur, alors Steve me soutenait pour m'aider. J'avais du mal, et avait les jambes engourdies. Je pensais que j'aurais eu plus de difficultés, après toutes ces années. Steve aussi avait l'air satisfait des efforts que j'avais fourni. On discuta alors longuement d'hier, ainsi que des solutions d'évasion... : 

- Dis donc, ça doit te faire bizarre, je pensais que ça allait te poser plus de problèmes, bravo !
- Merci... mais franchement, c'est médiocre. J'espère que ça va me revenir vite, je veux m'enfuir... Au fait, ton oncle ne t'as pas trop grondé hier ?
- Si... Mais bon, il m'a dit des choses qu'il m'avait déjà dites, comme quoi j'étais complètement inconscient de ce que je faisais, que j'allais finir délinquant... etc. Mais quand tu dis que tu veux t'enfuir, tu veux faire ça comment ?
- Je veux juste réapprendre à marcher, pour sortir dehors, et m'envoler, car un ange n'est pas fait pour marcher, mais pour voler. Je veux voler pour qu'on ne puisse plus me rattraper. C'est de loin mon plus grand rêve.
- Je ferais tout mon possible pour t'aider, alors. Par contre, il va falloir que tu te reposes, on se reverra demain, même heure.
- Quand tu dis même heure, c'est quoi ?
- Minuit, me dit-il avec un sourire en coin.

Je lui souris alors à mon tour, lui étant d'une grande reconnaissance, car il bravait les ordres de son oncle pour ma survie. Je crois qu'il voulait, lui aussi, venger ma famille qui avait été capturée par la famille qui "m'héberge". Je m'endormis alors, quand j'entendis Steve murmurer avant de fermer la porte :

- Dis, quand tu prendras ton envol, tu pourras m'emmener sur ton dos ? Je veux voir ce que ça fait, d'être en haut...
- Oui, répondis-je tellement bas que s'en était presque inaudible.

Il referma la porte, me laissant seule, n'ayant que pour compagnie le lourd silence de la pièce. 

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M
C'est clair, c'est génial *o*
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N
C'est vrai qu'elle zuper >p<!!
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E
Ticlo ! t'as un don !!!!!<br /> j'adore trop cette histoire !!!!
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N
xDDDD moi aussi je vais écrire si c'est comme ça èwé!!
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N
Bah écris O////ô ! Moi perso je suis a fond dans mon histoire *fuis*
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